
- Le tarif de rachat du surplus s’élève à environ 12,69 centimes d’euros par kWh pour les installations de puissance inférieure ou égale à 9 kWc.
- Ce tarif est fixé pour une durée de 20 ans à la signature du contrat avec EDF Obligation d’Achat.
- Pour en bénéficier, votre installation doit être posée par un professionnel certifié RGE et raccordée au réseau public.
- Le surplus est mesuré par un compteur de production et vous êtes rémunéré chaque année, parfois chaque semestre.
- La vente du surplus est cumulable avec la prime à l’autoconsommation, versée en une seule fois.
Qu’est-ce que le rachat de surplus d’électricité solaire ?
Le rachat de surplus, c’est le dispositif qui vous permet de revendre l’électricité que vos panneaux solaires produisent et que vous ne consommez pas. Autrement dit, vous injectez ce surplus sur le réseau public, et EDF Obligation d’Achat (ou une autre entreprise agréée) vous le rachète à un tarif réglementé.
En bref :
- Tarif de rachat du surplus : environ 12,69 c€/kWh pour installations ≤ 9 kWc, fixé 20 ans à la signature du contrat avec EDF OA.
- Conditions : pose par professionnel certifié RGE, raccordement au réseau public, puissance < 100 kWc ; surplus mesuré par compteur, rémunération annuelle ou semestrielle.
- Cumulable avec la prime à l'autoconsommation (versée en une fois, ex. 380 € pour 3 kWc) ; exemple : 2 500 kWh injectés = 317,25 €/an.
- Tarif révisé trimestriellement par la CRE, dégressif selon la puissance (0,1269 €/kWh ≤ 9 kWc, 0,0761 €/kWh pour 36-100 kWc).
Je vais être franc : c’est une opportunité trop souvent ignorée. Beaucoup de particuliers installent des panneaux en autoconsommation totale et laissent partir gratuitement leur surplus. Quelle erreur ! Sachez que chaque kWh injecté peut vous rapporter, et ça change tout sur la rentabilité de votre installation.
Concrètement, il existe deux modèles : l’autoconsommation avec vente du surplus (vous consommez une partie, vous vendez le reste) et la vente totale (vous vendez toute votre production). Pour un particulier, je recommande vivement la première option, car le kWh autoconsommé vaut bien plus que le tarif de rachat.
Quel est le tarif de rachat du surplus en vigueur ?
Le tarif de rachat du surplus pour une installation en autoconsommation est d’environ 12,69 centimes d’euros par kWh pour les installations posées au premier trimestre de (hors prime à l’autoconsommation).
Ce tarif est révisé chaque trimestre par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il dépend de la puissance de votre installation. Plus elle est petite, plus le tarif est élevé, car les petits producteurs sont favorisés.
| Puissance de l’installation | Tarif de rachat du surplus (en €/kWh) |
|---|---|
| ≤ 3 kWc | 0,1269 |
| ≤ 9 kWc | 0,1269 |
| ≤ 36 kWc | 0,0761 |
| ≤ 100 kWc | 0,0761 |
Prenons un exemple concret. Imaginons une installation de 3 kWc qui produit 3 200 kWh par an. Si vous autoconsommez 40 % de cette production, votre surplus s’élève à 1 920 kWh. En le vendant au tarif de 0,1269 €/kWh, vous gagnez environ 243 € par an. Sur 20 ans, cela représente près de 4 860 €, sans compter l’évolution du tarif.
Je ne vais pas mentir, ce n’est pas une fortune, mais c’est un revenu complémentaire non négligeable qui s’ajoute aux économies sur votre facture d’électricité.
Comment est calculé le montant de mon rachat de surplus ?
Le calcul est simple : il suffit de multiplier le nombre de kWh injectés sur le réseau par le tarif de rachat en vigueur. Aucun frais de gestion chez EDF OA, c’est gratuit.
Pour mesurer votre surplus, un compteur de production est installé par Enedis. Il enregistre précisément ce que vous injectez. Avec le compteur Linky, tout est automatisé, et les relevés sont transmis automatiquement à EDF OA.
- Production annuelle : 4 500 kWh
- Consommation directe : 2 000 kWh
- Surplus injecté : 2 500 kWh
- Calcul : 2 500 × 0,1269 = 317,25 €/an
Vous voyez, c’est assez limpide. En plus, vous touchez la prime à l’autoconsommation, versée en une seule fois après la mise en service. Pour une installation de 3 kWc, elle est de 380 €. Pour 9 kWc, c’est également 380 €. Au-delà, ça augmente.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du rachat de surplus ?
Pour vendre votre surplus, vous devez remplir plusieurs conditions : une installation certifiée RGE, une puissance inférieure à 100 kWc, et un raccordement au réseau public dans les règles.
D’abord, l’installation doit être réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). C’est indispensable, non seulement pour la prime, mais aussi pour le contrat de rachat. Sans RGE, aucune vente possible. J’ai vu trop de gens faire appel à des installateurs non certifiés pour économiser quelques centaines d’euros, et ils l’ont regretté.
Ensuite, la puissance de votre installation ne doit pas dépasser 100 kWc. Au-delà, on entre dans un régime d’appels d’offres, beaucoup plus complexe.
Enfin, il faut respecter les normes électriques : obtenir l’attestation Consuel et faire raccorder l’installation par Enedis. C’est une étape technique, mais votre installateur s’en charge généralement.
Comment vendre son surplus d’électricité : les étapes concrètes ?
La vente du surplus se déroule en quatre étapes : choisir un installateur RGE, faire la demande de contrat, raccorder l’installation, puis signer le contrat de vente.
- Étape 1 : Choisir un installateur certifié RGE. Vérifiez ses qualifications et demandez plusieurs devis.
- Étape 2 : Faire la demande de contrat auprès d’EDF OA. Vous pouvez le faire en ligne ou par courrier, en fournissant le devis, l’attestation RGE et un plan de situation.
- Étape 3 : Raccorder l’installation. Enedis installe le compteur de production, et vous recevez le Consuel.
- Étape 4 : Signer le contrat d’achat. Il est conclu pour 20 ans, avec un relevé annuel de production et un paiement par virement.
Je vous conseille de lancer la demande de contrat AVANT la mise en service de l’installation. C’est une erreur que beaucoup commettent : ils attendent, et ils perdent du temps. Le processus peut prendre plusieurs semaines, alors autant l’anticiper.
Pourquoi vendre son surplus plutôt que tout consommer ou tout vendre ?
Vendre son surplus permet de rentabiliser plus vite votre installation tout en profitant de l’autoconsommation, qui reste le modèle le plus rentable pour un particulier.
Comparons les trois options. L’autoconsommation totale (sans vente) vous fait économiser sur votre facture, mais vous donnez votre surplus gratuitement. La vente totale vous rapporte plus, mais vous achetez toute votre électricité au prix fort. L’autoconsommation avec vente du surplus est un juste milieu : vous économisez sur votre facture ET vous gagnez un revenu complémentaire.
| Modèle | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Autoconsommation totale | Économies sur facture, simplicité | Surplus perdu |
| Autoconsommation + vente surplus | Économies + revenu complémentaire | Démarches administratives |
| Vente totale | Revenu plus élevé | Facture d’électricité intégrale |
Le kWh autoconsommé « vaut » environ 0,25 € (le prix du kWh acheté), soit le double du tarif de rachat. Donc, chaque kWh que vous consommez vous fait économiser plus que ce que vous gagneriez en le vendant. C’est mathématique.
Bref, je suis un fervent partisan de l’autoconsommation avec vente du surplus. C’est le choix le plus équilibré, et il correspond à la majorité des foyers.
Quels sont les frais et les démarches à prévoir ?
Les principaux frais concernent le raccordement au réseau (environ 300 à 500 €), l’assurance de l’installation, et l’éventuel remplacement de l’onduleur après 10 à 12 ans.
Le raccordement est facturé par Enedis selon la puissance et la distance. Comptez en moyenne 400 €. Certains installateurs l’incluent dans le devis, d’autres non. Vérifiez bien.
Il n’y a aucun frais de gestion chez EDF OA : la vente est gratuite. C’est un vrai avantage, car certains opérateurs privés peuvent prélever des commissions.
Côté fiscal, sachez que les revenus issus de la vente sont exonérés d’impôt si la puissance de votre installation est inférieure ou égale à 3 kWc et si la vente annuelle ne dépasse pas 3 000 €. Au-delà, vous devrez déclarer ces revenus, éventuellement en micro-entreprise.
Enfin, n’oubliez pas l’entretien. Les panneaux solaires demandent peu de maintenance, mais un nettoyage régulier peut améliorer leur rendement. Et l’onduleur, qui convertit le courant continu en alternatif, a une durée de vie limitée. Prévoyez son remplacement, c’est un investissement à intégrer dans votre calcul de rentabilité.
Questions fréquentes sur le rachat de surplus photovoltaïque
Voici les réponses aux questions que l’on me pose le plus souvent sur la revente du surplus.
- Puis-je changer de fournisseur d’électricité tout en gardant mon contrat de rachat ? Oui, le contrat de vente est indépendant de votre fournisseur.
- Le tarif de rachat peut-il baisser après la signature ? Non, le tarif est figé pendant 20 ans.
- Que se passe-t-il si je déménage ? Le contrat peut être transféré au nouveau propriétaire ou résilié.
- Puis-je agrandir mon installation plus tard ? Oui, mais le tarif de rachat sera celui en vigueur à la date de la nouvelle installation.
- Que devient mon surplus si je ne le vends pas ? Il est injecté gratuitement sur le réseau.
- Le rachat de surplus est-il cumulable avec d’autres aides ? Oui : prime à l’autoconsommation, TVA réduite à 10 %, exonération de taxe foncière possible.
En bref : ce qu’il faut retenir sur le tarif de rachat du surplus
Le rachat de surplus est un dispositif simple et rentable qui permet de valoriser chaque kWh produit non consommé, avec un tarif garanti pendant 20 ans.
Récapitulons : le tarif est d’environ 0,1269 €/kWh pour les installations de moins de 9 kWc. Le contrat dure 20 ans, et le tarif est fixe. L’installation doit être réalisée par un professionnel RGE, et il faut faire les démarches auprès d’EDF OA et d’Enedis.
Mon conseil : faites établir plusieurs devis, vérifiez la certification RGE, et lancez la demande de contrat avant la mise en service. C’est un peu de paperasse, mais ça vaut le coup. Franchement, je trouve que c’est un excellent moyen de rentabiliser votre installation tout en contribuant à la transition énergétique. Alors, prêt à vendre votre surplus ?




